jeudi 12 avril 2012 par Lettre de Chine

Réseau d’appui aux entreprises chinoises à l’étranger

Un membre de la CCPPC et avocat de renom, Duan Qihua, propose de créer un organisme d’appui aux entreprises chinoises sur les marchés extérieurs afin, dit-il, d’améliorer l’efficacité des investissements directs et opérations d’achat, dont la rentabilité n’a pas été à la hauteur des espérances chinoises ces dernières années. A l’image du Jetro au Japon ou de l’Amchamb aux Etats-Unis, cet organisme aurait des antennes dans tous les pays d’investissement ou de présence prioritaire pour les entreprises chinoises.

Il aurait pour mission de recueillir des informations sur l’environnement juridique, économique et des politiques locales, et de faire valoir les intérêts des entreprises nationales. Aujourd’hui, le dispositif de soutien est incarné par les bureaux du MOFCOM rattachés aux ambassades (environ 200 dans le monde), ainsi qu’à un nombre limité d’acteurs institutionnels, comme la CCPIT. Mais leurs effectifs sont réduits et leur culture très fortement administrative. Ils ne peuvent faire face à la demande croissante des entreprises privées chinoises.

Duan Qihua estime que le réseau des General Chambers of Commerce pourrait endosser ce rôle et se déployer efficacement dans les pays prioritaires. Les entreprises d’Etat seraient sollicitées pour « porter » certains projets. Cette proposition, une parmi tant d’autres lâchées en marge de la réunion annuelle du Parlement, devait néanmoins préfigurer la mise en place d’un vaste réseau consulaire au profit des entreprises chinoises, PME/PMI en particulier, dans des zones pilotes, comme l’Afrique ou l’Asie du sud-est où elles sont déjà nombreuses mais dont l’action est peu coordonnée. La sécurisation des investissements et du patrimoine est un autre volet matérialisé récemment par deux textes sur la protection des entreprises chinoises à l’étranger (2012) et sur le secret commercial (2011).